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C'est un post sous forme d'aveu: oui, je suis prof de français et je n'avais encore jamais lu Nana. Si vous saviez à quel point les livres non lus me font culpabiliser... et me promettent plein de bons moments!

Pendant les vacances d'été, j'aime bien m'attaquer à des classiques (ou "pavés" pour les non-littéraires). Et ça tombait bien parce que j'ai pu m'inscrire au défi de Mlle Moka: "On a une relation comme ça, Emile Zola et moi".

J'adore cette période (fin du XIXe siècle). En retraçant "l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire" (sous-titre des Rougon Macquart), Zola nous raconte une époque. Ici, c'est la vie parisienne, les théâtres, les prostituées...

Nana est un personnage complexe. Elle souhaite réussir sa vie, est pleine d'optimisme, elle se bat, flanche de temps en temps, relève la tête... Plus elle s'approche du but (devenir la reine de Paris), plus elle est malheureuse et capricieuse. Et c'est là la malédiction zolienne: elle est condamnée dès le début parce qu'elle est "fille de". Au fond le lecteur n'attend que sa chute, lit entre les lignes.

Vous l'avez compris, j'ai aimé l'atmosphère de ce roman mais je préfère l'optimisme d'Au bonheur des dames ou de Pot-Bouille. Si je fais les comptes, j'ai lu un quart des Rougon Macquart: la liste est encore longue!

Je vous laisse admirer la collection que j'ai chinée l'année dernière. Elle date des années 1970 mais les livres sont neufs... puisqu'ils n'ont pas été lus. Plus pour longtemps!

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